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Spécialement pour l’édition d’automne tant attendue du Printemps Numérique et en collaboration avec le Printemps Numérique Montréal, deux collectifs, l’un de Bruxelles et l’autre de Montréal, donneront en octobre le coup d’envoi de cet événement live particulier ! En attendant, vous pouvez suivre ici le processus de réflexion créatif, la mise sur pied de l’événement et les artistes.  

Le processus créatif

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Qu’il s’agisse d’une création organique ou d’un plan étape par étape soigneusement suivi, chaque artiste a un processus créatif à respecter. Mais que se passe-t-il lorsque vous travaillez avec des personnes différentes ? Quant à l’environnement de travail des artistes numériques, n’existe-t-il que sur l’écran ? Nous avons interrogé ALEA(s) et susy.technology.

Comment travaillez-vous ?

Susy.technology :  Lorsque nous travaillons ensemble, nous avons généralement de longues discussions au cours desquelles nous exposons nos idées et nos visions du projet. Cela va des cadres conceptuels à la direction esthétique et à l’expérimentation. 

ALEA(s) : Nous travaillons toujours étape par étape. L’un d’entre nous propose une idée, cela peut être un thème, une image, un son, un mouvement ou une technique. Nous y réfléchissons ensuite pendant un certain temps, puis nous la testons rapidement. 

Travaillez-vous toujours ensemble ?

Susy.technology :  Il nous arrive de travailler séparément sur certains aspects d’un projet et de réunir ensuite ces éléments, mais nous travaillons aussi souvent en étroite collaboration tout au long du processus. Nous sommes amis et travaillons ensemble depuis des années, une confiance mutuelle s’est donc installée, ce qui nous a permis de développer un certain flux d’où émerge notre travail. 

ALEA(s) : Cette confiance est effectivement très importante ! Une grande partie de nos performances live est de l’improvisation pure. Nous devons donc pouvoir compter les uns sur les autres. Et heureusement, cela fonctionne bien. Il est déjà arrivé à plusieurs reprises que les improvisations lors de nos performances en direct servent de base à de nouvelles œuvres.

Inspiration et influences

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Du concept au produit concret, en passant par la création : la réalisation d’une œuvre d’art (numérique) compte plusieurs étapes. Cette semaine, nous demandons au collectif belge ALEA(s) et aux artistes canadiens de susy.technology où ils puisent leur inspiration.

En tant qu’artiste, quelles sont vos influences ?

ALEA(s) : Nous sommes tous fans du travail d’animation du cinéaste irlandais Kevin McGloughlin, de l’œuvre riche et variée du peintre Francis Bacon et de la musique du résident du Berghain et synthmaniaque Errorsmith.

Susy.technology : Nos expériences humaines, nos convictions politiques, notre spiritualité sont autant de choses qui se reflètent dans notre art et nous poussent à faire le travail que nous faisons. 

Où trouvez-vous votre inspiration ?

Susy.technology :  Travailler en tant que collectif est une source d’inspiration en soi, dans le sens où nos mondes intérieurs et nos idées se confrontent et se rejoignent de façon à propulser notre travail vers quelque chose de nouveau.

ALEA(s) : Nous avons lancé ALEA(s) en partant de la question du rôle de l’artiste derrière son ordinateur portable. Tu ne l’as jamais remarqué ? À quel point les performances numériques ou prestations électro peuvent parfois être froides ?

Que pouvons-nous attendre de vous lors du Printemps Numérique en octobre ?

Susy.technology : Pour ce projet, nous travaillons sur différents thèmes. La résilience, les nouveaux départs et la transformation sont au premier plan de notre processus créatif et seront tous abordés.

ALEA(s) : Nous essayons toujours d’en faire un spectacle vivant. Nous préférons jouer au milieu du public pour que chacun puisse voir et comprendre exactement ce que nous faisons, en direct, sans filet de sécurité.   

Susy.technology : Oui, nous recherchons aussi la connexion à autrui par le biais de l’acte viscéral de création et d’exécution. Pour nous connecter au-delà de la langue, entre nous et au public.

ALEA(s) : Pour la musique, François travaille uniquement avec un séquenceur et un synthétiseur modulaire. Lorsqu’il ne fait rien, la musique ne change pas non plus. Pierre dessine sur place et le public peut voir les dessins prendre vie et les comparer aux images projetées. La différence entre les deux, c’est à Boris, motion designer, qu’on la doit. Vous devrez donc venir vous faire une idée sur place vous-même.

Rendez-vous les 15, 16 et 17 octobre à l’occasion du Printemps Numérique à Bruxelles ! 

Q &A - Rencontrez l'équipe de susy.technology !

Qui est susy.technology ?
Notre collectif a été créé en 2015 et compte actuellement quatre membres. À la base, susy.technology fonctionne comme une unité où nous apportons chacun une contribution créative au développement de projets, et où tous les membres du collectif participent et collaborent à la conceptualisation, à la musique et au son. Bien que cela puisse varier d'un projet à l'autre, Milo Reinhardt et Teo Zamudio travaillent ensemble sur les éléments visuels de l'œuvre, tels que la vidéo, la 3D et le design, tandis que Xavier Arocha et Cat Lamoureux se concentrent généralement plus sur la musique et le design sonore.

Susy.technology collective

Quels sont les principaux thèmes sur lesquels vous travaillez ?
L'évolution, le traitement et le reflet de soi ou la connexion aux autres à travers l'acte viscéral de réalisation  et de performance. Notre but est d'établir une connexion au-delà du langage, entre nous et avec un public. Quelles sont vos principales inspirations ? Le fait de travailler en tant que collectif est en soi une source d'inspiration, dans le sens où nos mondes intérieurs et nos idées se heurtent et s'entremêlent de manière à propulser notre travail vers quelque chose de nouveau. Nos expériences humaines, nos convictions politiques et notre spiritualité essentiellement sont autant de choses qui se reflètent dans notre art et nous poussent à faire le travail que nous faisons.

Qu'est-ce qui caractérise le plus votre méthode de travail ?
Lorsque nous travaillons collectivement, nous avons généralement de longues discussions pour exposer nos idées et nos visions du projet, des cadres conceptuels à la direction esthétique et à l'expérimentation. Il nous arrive de travailler séparément sur certains aspects d'un projet et de réunir ensuite ces éléments, mais aussi de collaborer étroitement tout au long du processus. La confiance mutuelle qui s'est développée au fil de nos années d'amitié et de collaboration nous a permis de développer un flux particulier duquel émerge notre travail.

Comment se déroulent les préparatifs de la performance ?
Nous utilisons principalement des technologies numériques dans nos processus. Nous produisons en effet principalement notre musique à l'aide d'Ableton Live et réalisons nos œuvres vidéo au moyen de logiciels tels que Cinema 4D, Premiere, etc. Ces dernières années, nous avons également utilisé la RV et la RA pour certains projets.

Dans quelle mesure votre environnement (Montréal) inspire-t-il votre travail ? Qu'est-ce qui vous plaît le plus dans la ville où vous vivez ?
Montréal est une ville relativement accessible pour les artistes ; le coût de la vie y est assez bas et il existe de nombreux espaces, tels que des salles ou studios DIY, qui permettent aux jeunes artistes d'expérimenter et de développer leur travail dans un environnement où ils peuvent entrer en contact avec leurs pairs. Les communautés d'artistes et de musiciens qui nous inspirent continuellement au travers d'échanges, y sont nombreuses. 

Q&A - Rencontrez l'équipe d'ALEA(s) !

A quoi ressemble l'équipe ? Qui a quel rôle ?
ALEA(s) est un collectif audiovisuel basé à Bruxelles, qui se compose de 3 membres : l’illustrateur Pierre Coubeau (FSTN), le musicien et facteur de synthétiseur François Gaspard (Shakmat), et l’artiste visuel Boris Wilmot

Le rôle de chacun est assez évident : guidé par la musique et le design sonore créé par François, Pierre dessine des matières graphiques qui vont être animées, rythmées et placées dans un environnement 3D par Boris. Le résultat est ensuite projeté, souvent sur un écran mais parfois sur d’autres supports.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Nous nous sommes rencontrés en 2010. On faisait tous les trois partie d’un large collectif/label, “Boya”, qui organisait des soirées électroniques alternatives à Bruxelles. C’est là que sont nées nos premières réflexions sur les shows “électroniques” au sens large du terme. C’est suite à cela que nous avons commencé à travailler ensemble, sous le nom ALEA(s), en 2014.

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